Samedi 30 mai 2009
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Sur un rythme soutenu, Corinne LEPAGE, tête de liste du Modem pour la région
Nord-Ouest, continue de mener une campagne de terrain où priment les occasions de rencontre avec associations, élus locaux, entrepreneurs, salariés et
syndicats.
Avocate spécialiste du droit de l’environnement, elle s’est arrêtée, sur la route de Lille, ce jeudi à Verberie où Direct Energie projette d'implanter une centrale gaz.
Accueillie par le collectif mobilisé contre le projet, « Pas de Centrale en basse Automne », elle a pu découvrir le site de plateau où la centrale serait construite et faire le
point sur l'état de la procédure et les actions qui pourraient être conduites.
Ce déplacement a été l'occasion de réaffirmer le soutien qu'elle avait apporté
en septembre dernier aux côtés d'Eric DELHAYE, président délégué de CAP21, de Christelle DINARD et
Emmanuelle BOUR, représentantes de l'Oise sur la liste pour les élections européennes. Nos conseillers régionaux,
France Mathieu et Renaud Bellière, ont aussi voté, en février dernier, la motion proposée par les Verts et le PRG dénonçant l’augmentation à plus de 6% des gaz à émissions de effet de serre
induite par ce projet.
Elle a ainsi redit qu’une centrale à gaz de Verberie serait une erreur en terme d’aménagement du
territoire.
Le projet de Direct Energie, même reculé de quelques mètres, repose sur un non-sens en terme de choix d’implantation : en bordure de coteau
agricole et en surplomb d’une cuvette urbanisée de 4000 habitants, entre les massifs forestiers d’Halatte et de Compiègne, à proximité de zones Natura 2000 et du Parc Naturel Régional Oise-Pays
de France, ce projet, avec ces cheminées de 56 mètres, aura un fort impact paysager et environnemental bouleversant les perspectives de développement économique de cette
zone.
Par ailleurs, Corinne Lepage tient à rappeler que l’Europe s’est engagée dans
la politique des 3x20 en matière énergétique : d’ici à 2020, réduction des gaz à effet
de serre de 20 %, 20 % de gain en efficacité énergétique et 20% d’énergies renouvelables (23% pour la France). Nous devons donc nous atteler prioritairement à la maîtrise des consommations
énergétiques et au développement des énergies renouvelables avant de développer de nouvelles centrales thermiques.
Elle a donc écouté les membres du collectif « Pas de
centrale » et apporté son expertise. Dans un contexte de crise, où la sobriété énergétique devrait être une priorité, elle a souligné la justesse de la cause du collectif. Elle
a aussi souligné la remarquable vitalité citoyenne et démocrate, dont le collectif fait preuve comme l’atteste la mise sous scellé des 1143 signatures recueillies. C’est avec un
« tenez bon ! » que Corinne Lepage a encouragé le collectif à poursuivre. Quand à elle, son soutien ne s’arrêtera pas là !